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Pourquoi tant d’E.N ?

Pourquoi tant d'E.N ? dans Neurones actifs ! couv-en-202x300Ne vous fiez pas au titre : il n’est pas question de haine, mais d’amour !

« C’est juste une pointe d’ironie » répond-il en souriant à une question naïve : auriez-vous rencontré la haine en chemin ? Le 14 janvier, Eric Naulleau s’est offert au public Bordelais, dans les salons de la librairie Mollat, pour parler de son livre sorti en octobre 2012. Actuel vous rapporte ce que dit l’homme, pas le contenu du livre. Parce ce que le livre, vous pouvez le lire. Quelques morceaux choisis.

Questionné par la salle sur ses virulentes prises de bec dans des émissions TV, Éric Naulleau explique : « Je crois que l’auteur idéal est celui qui porte en lui une absolue nécessité d’écrire. Il lui est indispensable de mettre sur papier son message, son témoignage, sur des évènements qui touchent à l’essentiel de la vie.» Son timbre de voix est posé, sérieux même, il ne plaisante pas. Avec un clin d’œil en direction du public, il précise que sa démarche subversive est destinée à un type d’écriture bien plus qu’à un auteur. C’est l’éditeur et le critique littéraire qui s’expriment. C’est, en tout cas, l’homme de raison qui exerce sa liberté d’expression et d’opinion au risque de froisser des susceptibilités. Pas tendre avec les rentrées littéraires de septembre, qu’il qualifie de « ballets organisés par des attachées de presse selon les consignes des éditeurs », il explique sa virulence à l’égard de certains ouvrages. « Quand le livre est vide de substance, il me semble évident qu’il n’a été motivé que par un besoin de produire et non par une nécessité d’écrire.  Je trouve finalement moins violent de le dire à l’auteur, en le regardant droit dans les yeux, que lui laisser croire que son travail est magnifique si je n’en suis pas convaincu. J’ai lu le livre, jusqu’au bout, cela me permet d’être authentique. » Une authenticité acerbe et bienveillante qui ressemble étrangement à l’éducation qu’on tente d’apporter à nos enfants. Qui n’a dit un jour à sa progéniture : refais donc ton devoir, il est bâclé ?

Foot et poésie : Quand la culture a les idées larges

« J’ai enseigné le Français en Bulgarie » raconte-t-il. « Pour la majorité des Bulgares, la poésie n’est pas – comme un France – un agrément d’après-dîner pour aider à la digestion, elle est indispensable comme l’air qu’on respire.  » De la salle, on lui demande pourquoi avoir fait cohabiter des chroniques littéraires et sportives dans son livre.  Passionné de foot et de littérature, Eric Naulleau dénonce le clivage entre sport et poésie insidieusement « institué » par notre société française prompte à caser les genres. Ne se mêle pas de littérature, encore moins de poésie, qui veut ! « Je pense que la culture est un ensemble. Sport et littérature en font partie au même titre » souligne-t-il. Un esprit sain dans un corps sain, tous deux alimentés par ce que la culture offre de meilleur en somme.

La conférence touche à sa fin, les dédicaces et photos s’éternisent. Patient, souriant, accessible, Eric Naulleau – quand on l’a en face de soi – ne ressemble pas vraiment à l’homme incisif de la TV. On devine une générosité et une bienveillance qui ressembleraient bien à de l’amour pour le genre humain.

———————————————————————————– mini-se-marre dans Vitamine

La rédaction a décidé de tenter une expérience pour vérifier les propos de M. Naulleau !

Alex, jeune Bulgare, accepte – sans savoir de quoi il retourne – de répondre à une unique question :

Aimez-vous la poésie ? Sa réponse fuse aussitôt : « Ah oui ! Trop !»

Alex doit avoir une vingtaine d’années.
Il travaille dans une sandwicherie et possède un accent à tomber par terre.
Merci à lui pour sa participation !


17 janvier, 2013 à 14:19


2 Commentaires pour “Pourquoi tant d’E.N ?”


  1. Brachet écrit:

    Ce blog est un vrai plaisir… de l’oxygène pour moi.
    Merci de développer encore ce sens de la découverte du genre humain… quelle gourmandise !

    Répondre


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