Mener la bataille des idées et des arguments !

Avec ses bonbons, il m’a fait fondre !

Avec ses bonbons, il m'a fait fondre ! dans Fatale femme-sucette2Les bonbons sont pour les enfants. Voilà, tout est dit. Eh bien, pas d’accord ! On peut être un adulte accompli, jongler avec adresse entre stress et pause café et redécouvrir les douceurs de l’enfance. Délicieuse expérience. Fatale a recueilli le témoignage d’Ysaline.

« Pourquoi est-ce que je joue à la grande personne ? Parce que tout ce qui m’environne exige une performance permanente. Et je m’y colle allègrement. Parce que l’adrénaline, j’aime. » De jour comme de nuit, son cerveau bouillonne. Elle a des idées à la pelle, elle en transforme certaines en projets. Elle médite, elle gère, elle court, elle court, elle court… « Chaque matin, c’est le même rituel : agenda, café, clope. Dans ma tête, j’ai le planning de ma journée à la minute près. Toujours l’impression de manquer de temps…  » Ysaline, 35 ans, est co-gérante d’une société de négoce de matériels informatiques. Elle a beaucoup de clients masculins. « Tous plus courtois les uns que les autres » précise-t-elle. « Ils m’invitent à déjeuner dans des restos chics, à la mode et très chers » s’amuse-t-elle à souligner avec un clin d’oeil. L’univers d’Ysaline est feutré, confortable, rien ne vient remettre en question son horloge personnelle. Sauf que la vie aime les surprises ! « Il m’arrive de prendre un café dans le bristroquet du quartier avec un ami qui vit à côté. C’est un garçon adorable, que j’apprécie bien. Il a un look de collégien, avec ses converses aux pieds et ses jeans délavés. Pas du tout le genre des hommes d’affaires que je rencontre habituellement » confie-t-elle avec un sourire attendri. Et de poursuivre sur le ton de la confidence : « Aujourd’hui, il a déboulé je ne sais d’où et a fourré dans mon sac à main : deux sucettes, un Malabar et une pochette de Haribo. Comme si c’était la chose la plus naturelle au monde de m’offrir des bonbons en guise de bonjour ! » Elle éclate d’un rire franc, visiblement heureuse de l’anecdote et explique que « ça m’a fait un électrochoc au cœur. C’est pas un bébé mon pote, beau trentenaire, vif d’esprit et plein d’humour. Avec ses bonbons, il me fait fondre. Tout à coup, j’ai 7 ans, j’ai sur la tête les couettes que me faisait ma mère ! Je me revois à grignoter à la récré ces pépites de bonheur. Eh ! Une sucette bleue, je vais avoir une langue de stroumphette toute la matinée. Eh ! Une verte, tu crois qu’elle a le goût de l’herbe ? » Ysaline a les yeux qui brillent en y repensant.

 

Une question se pose : bon, et alors ?

« Ce petit geste m’a rappelé que nous avons tous un enfant enfoui en nous, je vais aller à la rencontre du mien plus souvent. Parce que l’enfant en nous sait – instinctivement – où est sa joie de vivre. La mienne n’est pas dans le challenge de la vente qui fracasse tous les scores. Elle réside dans le partage et la spontanéité de l’amitié. »

5 septembre, 2012 à 02:09


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