Mener la bataille des idées et des arguments !

Cap ou pas cap de rencontrer ma soeur ?

Cap ou pas cap de rencontrer ma soeur ? dans Fatale jeux-d-enfants3Incroyable l’effet que peut produire une frangine sur notre boy-friend. Elle fait peur semble-t-il ! Comme si prendre un  café et papoter allait inverser l’ordre naturel du monde… En fait, c’est l’ordre interne du petit ami qui est compromis. Comment gérer la crise (de nerfs ou de rire, c’est au choix) ? Fatale vous explique ça.

« Noooon ! Laisse-moi partir… » gémit-il en grimaçant. « Mais, euh, nan, mais attends, nan, pas maintenant… » : c’est là tout le vocabulaire dont il dispose ? Il est tout rouge, il bafouille, il est sur le point de piquer un sprint ? N’en doutez pas, votre petit ami n’est pas encore prêt à rencontrer votre frangine. Même si elle a débarqué au déjeuner sans prévenir. « Ah ! Sauve qui peut ! » se dit-il. J’aurais pensé, comme ça hein, sans réfléchir, que la rencontre serait anodine. Point du tout. En tout cas, la première fois n’est pas sans bouleverser l’homme. Depuis quelques semaines, je déjeune avec Jules dans le quartier où je bosse. Parfois, je le croise le matin aussi, au moment du café avant d’embaucher. Il est d’agréable compagnie, il me présente quelques-unes des personnes qui gravitent autour de lui. Pas toujours simple d’être à l’aise, mais j’me dis que j’suis une grande personne, j’peux gérer mes émotions. Après tout, son sourire vaut bien la peine d’être entourée d’inconnus. Ce matin, méga-surprise, son frère se joint à nous. Glups, j’avale dix fois ma salive… Aïe aïe, mes mains sont moites, je me rends compte que la venue de son frère m’impressionne. Pas grave, je m’accroche à ma chaise, à ma tasse de café, à la conversation… Plus que cinq minutes et je file au bureau. Je m’en sors comme je peux, j’espère surtout ne pas avoir rougi (c’est terrible d’être affligée de cet incontrôlable afflux sanguin au visage).

Du sang froid dans les veines ?

Un quart d’heure avant la pause déj’ ma frangine m’envoie un sms sans appel : Hey Fatale, on mange ensemble, je suis là dans dix minutes, lalala… Ok, la vie a décidé que, Jules et moi, on est mûrs pour se présenter nos fratries. Bah, allons-y ! J’la rejoins en terrasse et dans le même temps informe Jules (qui est en route) que ma frangine a débarqué pour déjeuner. Réponse sms immédiate : Noooon !!  Hein, pardon ??? J’t'ai pas annoncé une opération à coeur ouvert m’enfin… Pas de bol pour lui, le seul lieu pour déjeuner est précisément là où nous sommes. Il a le choix entre : 1) faire bonne figure, 2) piquer un sprint pour se sortir de là. Ben, il a choisi le 2… a hésité un moment, une fraction de seconde m’a suffi pour le rattraper par la chemise ! De là, un échange d’une autre dimension :

« J’me suis pas défilée devant ton frère ! « Mais nan ! C’est pas ça ! J’ai plus le temps, j’ai des trucs à faire ! » « Ton truc à faire là, c’est de venir à table ! »  « Mais, euh, nan, mais attends, nan, pas maintenant… » Face à la force de ce dernier argument, me suis sentie démunie… C’est alors que je me suis souvenue du magnifique film de Yann Samuell : Jeux d’enfants. Si ce n’est déjà fait, regardez-le. Et si c’est fait, recommencez. Ces jeux/tests/découvertes sont autant de petits ou grands moments de joie. Et pour ne pas gâcher son sourire par un acharnement stérile, j’ai finalement lâché prise. Ben oui, comme vous le disait Vitamine (cf.happy-birthday), lâcher prise évite les rides.

mini-ricanne dans Fatale

Bref, conclusion du jour : Quand votre boy-friend sera cap de rencontrer vos proches, c’est qu’il aura acquis du sang-froid dans les veines.

4 septembre, 2012 à 23:47


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